Mon seva

Partager mes découvertes, mes inspirations, mes coup de coeur !

dimanche 29 juin 2008

Aller à l'essentiel

Pour vivre au coeur de l'instant : se demander au plus profond de soi : qu'est ce qui essentiel et qu'est ce qui ne l'est pas. Pas de savoir si j'ai besoin de tel ou tel objet, mais voir ce qui me porte à être, le coeur léger, dans l'instant. Très vite les pesanteurs disparaissent, plus rien n'est désirable, sauf peut être de ne rien troubler, de ne rien forcer ; accepter l'évidence.

Samarabalouf



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Ciu vi komprenas ? (traduction)

Est ce que vous comprenez ?

Voici, comme promis la traduction du texte que j'ai publié récemment en esperanto :

Déclaration de Boulogne adoptée le 7 août 1905 à Boulogne-sur-Mer à l’occasion du premier congrès universel d’espéranto.(§1)

L’espérantisme est l’effort pour répandre dans le monde entier l’usage d’une langue humaine neutre qui, sans s’immiscer dans les affaires intérieures des peuples et sans viser le moins du monde à éliminer les langues nationales existantes, donnerait aux hommes des diverses nations la possibilité de se comprendre ; qui pourrait servir de langue de conciliation au sein des institutions des pays où diverses nationalités sont en conflit linguistique ; et dans laquelle pourraient être publiées les oeuvres qui ont un égal intérêt pour tous les peuples. Toute autre idée ou aspiration que tel ou tel espérantiste associe à l’espérantisme est son affaire purement privée, dont l’espérantisme n’est pas responsable.

Vu sur le site http://www.esperanto-sat.info

samedi 28 juin 2008

Promenade du soir

Paul au pays des merveilles


Merci Fred pour la photo. Décidément, difficile de trouver mobilier à ma taille.

vendredi 27 juin 2008

jeudi 26 juin 2008

Structure autotendante


Les structures autotendantes sont
des systèmes constructifs autostables.

Les contraintes internes sont de deux ordres :
- traction dans les câbles
- compression dans les barres ou contrefiches

Les articulations entre barres et câbles ne
transmettent aucun moment : ni flexion,
ni torsion. De ce fait, la simplicité des
efforts permet un équilibre durable du système.

Les efforts de la structure sont répartis en
interne, ce qui lui confère une autonomie
vis à vis du support.

mercredi 25 juin 2008

Ciu vi komprenas ?

Deklaracio de Bulonjo adoptita la 7-an de aŭgusto 1905 en Bulonjo sur Maro okaze de la unua Universala Kongreso de Esperanto.(§ 1)

La esperantismo estas penado disvastigi en la tuta mondo la uzadon de lingvo neŭtrale homa, kiu "ne entrudante sin en la internan vivon de la popoloj kaj neniom celante elpuŝi la ekzistantajn lingvojn naciajn" donus al la homoj de malsamaj nacioj la eblon kompreniĝadi inter si, kiu povus servi kiel paciga lingvo de publikaj institucioj en tiuj landoj, kie diversaj nacioj batalas inter si pri la lingvo, kaj en kiu povus esti publikigataj tiuj verkoj, kiuj havas egalan intereson por ĉiuj popoloj. Ĉiu alia ideo aŭ espero, kiun tiu aŭ alia Esperantisto ligas kun la Esperantismo, estos lia afero pure privata, por kiu la Esperantismo ne respondas.

En cas de résistance au texte Cliquez ici, sinon il faudra patienter un peu pour la traduction.

Maintenant je sais :



Lorsque quelqu'un dit qu'il sait, cela prouve à coup sûr qu'il ne sait pas.

mardi 24 juin 2008

Présentation

Je me rend compte au bout d'un mois que la plupart des visiteur du blog ne m'ont jamais rencontré. Je me dis qu'une petite présentation ne serait pas un luxe...

D'abord un grand merci aux nombreux visiteurs, je ne m'attendais pas à susciter autant la curiosité. Ensuite je voudrai remercier ceux d'entre vous qui bloguent et dont les pages m'inspirent, me font sourire ou bouger.

Grace à cette aventure, je découvre beaucoup de choses, et m'enrichis en espérant alimenter, par mes recherches, la quête de la conscience total.

Né en 1983 à Calais un beau jour de saint Paterne.



Je vis sur la côte d'Opale (et oui dans le grand nord...) et c'est génial! D'ailleurs, j'en sors de moins en moins souvent. Pas de souci de météo particulier, cette année, j'ai même fait trempette dans la mer du nord à pâque, "au début elle est froide, mais après elle est chaude" (comme le dit la chanson).

Pourquoi ce blog ? Parce que en parcourant vos blogs et en avançant peu à peu sur mon chemin, je me suis dit pourquoi pas moi et j'ai franchi le seuil de la blogosphère repoussant les limites de mon petit univers ?

Ma vie est ce qu'elle est. Les difficultés m'ont permisent d'aller là où j'en suis aujourd'hui. Avec l'intention d'aller plus loin en moi même. Le corps et le mental ont évoluer par des rencontres extraordinaires, des hasards qui n'en sont pas, comme la découverte de Shyamji (Sri Shyam Bathnagar) et la psychologie micro-chakra, des recherches latentes qui au moment où on ne s'y attend pas forcément débouchent sur des évidences sublimant les noeuds des "problèmes". J'espère vous faire partager tout celà dans un souci de servir du mieux possible, d'où le nom du blog "mon seva": ma part de service.

Bon surf : soyez un avec la vague !

Dans l'espérance de naître un jour.

Paul

samedi 21 juin 2008

"Sois conscient et fait ce que tu peux"

Cette parole de Jean-Yves Leloup nous exorte à prendre la vie par la main avec tendresse.
Voici un film qui nous exorte à éviter les faux-semblants...


Vu sur Pour un monde durable

La maison écologique et économique

Avertissement: à ne pas copier-coller, la construction d'une habitation doit répondre à un contexte particulier et doit donc être particulière.


Vu sur Pour un monde durable

La voiture de demain : pas chère, zero pollution, si,si...

vendredi 20 juin 2008

Le traité des deux accès de Bodhidarma

Le maître de Dharma était un homme des régions occidentales : originaire de l'Inde du Sud, il était le troisième fils d'un grand roi indien. Il était doté d'une intelligence extrêmement vive, à laquelle rien n'échappait. Ayant résolu de préserver le Mahâyâna, il abandonna l'habit blanc [des laïcs] pour la robe noire des moines. Il recueillit les semences de la sainteté et les fit se multiplier. L'esprit plongé dans la vacuité et la quiétude, il examinait avec pénétration les affaires profanes. Il avait élucidé [les doctrines] bouddhiques et non-bouddhiques, et sa vertu surpassait les normes de l'époque.

S'affligeant du déclin de la doctrine orthodoxe dans les contrées limitrophes, il eut à traverser les monts et les mers pour s'en venir prêcher dans [la région de] la Han et [de] la Wei. Tous les adeptes de la quiétude et du silence furent gagnés à sa foi, mais il fut en butte aux calomnies des esprits superficiels et attachés à leurs erreurs. A l'époque, il ne trouva [pour tous disciples] que Daoyù et Huike. Seuls ces deux sramanas, malgré leur jeune âge, surent faire preuve de détermination profonde. Ayant eu la chance de rencontrer le maître de Dharma, ils le servirent plusieurs années. Ils lui demandèrent respectueusement de les initier, et assimilèrent parfaitement sa pensée.

[Bodhidharma], appréciant leur extrême sincérité, leur enseigna la Voie authentique [en ces termes] :



« Apaiser ainsi l'esprit, susciter ainsi la pratique, se soumettre ainsi à l'ordre des choses, recourir ainsi aux expédients salvifiques : telle est la méthode mahayaniste pour apaiser l'esprit qui vous permettra d'éviter toute erreur. »

Apaiser ainsi l'esprit renvoie à la contemplation murale, susciter ainsi la pratique désigne les quatre pratiques. Se soumettre ainsi à l'ordre des choses, c'est se garder de la calomnie et de la haine. Recourir ainsi aux expédients salvifiques, c'est éviter tout attachement à leur égard. Ce bref avant-propos s'inspire des idées développées dans les pages qui suivent.

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Les deux Accès

II est de multiples façons d'accéder à la Voie, mais toutes peuvent se ramener à deux types principaux : l'accès par le principe et l'accès par la pratique. L'accès par le principe consiste à réaliser le principe essentiel en s'appuyant sur la doctrine; c'est croire profondément en l'immanence, dans tous les êtres, d'une nature unique et véritable, que le voile irréel des souillures ne fait que masquer. Si l'on rejette l'erreur pour faire retour à la vérité, en se concentrant sur la contemplation murale, il n'y a plus de distinction entre soi-même et autrui, le profane et le saint s'avèrent égaux et un. Demeurer ferme et constant, affranchi de l'enseignement discursif, c'est s'accorder mystérieusement avec le vrai principe. Comme il n'y a plus nulle discrimination, tout est tranquille et exempt de noms. Tel est l’ « accès par le principe ».

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Les quatre pratiques

L' « accès par la pratique » renvoie aux quatre pratiques qui résument toutes les autres. Quelles sont ces quatre pratiques?

Ce sont :

1) savoir répondre à la haine ;

2) être en accord avec les conditions ;

3) ne rien tenir pour désirable ;

4) être en parfaite harmonie avec le Dharma.

1) Qu'est-ce que s'exercer à « répondre à la haine »? Celui qui pratique la Voie doit, dans l'adversité, se faire la réflexion suivante : « J'ai par le passé, durant d'in­nombrables kalpas, délaissé l'essentiel au profit de l'accessoire. Au fil des existences, j'ai suscité maint ressentiment et mainte haine, et causé des dommages infinis. Le malheur qui, en dépit de mon innocence présente, s'acharne sur moi, est la rétribution de méfaits anciens dont les fruits ont fini par mûrir. Il ne s'agit donc pas d'une punition infligée par le Ciel ou les puissances surnaturelles. Faisons contre mauvaise fortune bon cœur, et tous [les motifs de] ressentiment ou de récrimination disparaîtront. » II est dit dans un sûtra : « Ne t'afflige pas devant l'adversité. Pourquoi ? Parce que tu en comprends l'origine. » Lorsque de telles pensées naissent [en vous], vous parvenez à vous accorder au principe, et votre compréhension du ressentiment vous permet de progresser sur la Voie. Voilà pourquoi je vous engage à vous exercer à « répondre à la haine ».

2) La seconde pratique consiste à « être en accord avec les conditions ». Il s'agit de réaliser que les êtres sont dénués de moi, et sont mus par la causalité karmique. Accueillez avec équanimité les peines et les plaisirs, car tous résultent des conditions. S'il m'arrivait d'obtenir quelque excellente rétribution telle que les honneurs ou la renommée, celle-ci procéderait d'une cause enracinée dans mon passé, et dont il m'aurait fallu attendre jusqu'à maintenant [la réalisation]. Pourquoi me réjouirais-je de son existence puisque, une fois les conditions épuisées, elle aussi retournera au non-être? Le gain comme la perte découlent des conditions. Si votre esprit n'en est pas affecté, s'il n'est pas agité par le vent de la joie, vous obtiendrez l'accord profond avec la Voie. C'est pourquoi je vous exhorte à pratiquer l’« accord avec les conditions ».

3) La troisième pratique consiste à « ne rien tenir pour désirable ». Par « désir », on entend [le fait] que les hommes, dans leur égarement incessant, s'obstinent à convoiter toutes choses. Le sage réalise la vérité [ultime], laquelle en son principe s'oppose à la [vérité] conventionnelle. Il apaise son esprit par le non-agir, sans se soucier de son corps. Convaincu de la vacuité de toute existence, il n'a plus rien à espérer ou à se réjouir. « Mérite » et « Obscurité » vont toujours de pair. Le Triple Monde dans lequel nous vivons depuis si longtemps est comme une maison de feu . Tout ce qui possède un corps souffre: qui donc pourrait trouver le repos ? En comprenant cela, vous mettrez du même coup fin à toute pensée, et cesserez d'aspirer à l'existence. Il est dit dans un sûtra : « Le désir est souffrance ; l'absence de désir est joie . » II est donc clair que l'absence de désir est une pratique de la Voie.

4) La quatrième pratique consiste à « être en parfaite harmonie avec le Dharma ». On appelle « Dharma » le principe de la pureté intrinsèque. Selon ce principe, tous les caractères spécifiques sont vides, et ne présentent ni souillure ni attachement, ni « ceci » ni « cela ». Il est dit dans un sûtra : « Le Dharma ne contient nul être, car il est exempt de la souillure [causée par] l'être ; il est dénué de toute subjectivité, car il est exempt de la souillure [causée par] le moi. » Le sage, s'il peut croire en ce principe et le comprendre, doit s'exercer à être « en parfaite harmonie avec le Dharma ». A l'instar du Dharma qui est par essence prodigue, il n'épargne ni son corps ni ses richesses dans sa pratique de l'aumône, et son esprit est également généreux. Pénétrant la triple vacuité, il est indépendant et sans attachement. Ayant éliminé [en lui] les impuretés, il aide et guide les êtres, sans pour autant s'en tenir aux apparences. [Ses actes], source de profit pour lui-même, le sont également pour autrui, et lui permettent en outre d'orner la Voie de l'Éveil.

Ce qui vaut pour le Don vaut pour les cinq autres ([Perfections]. Pour éliminer les fausses notions, on pratique les six Perfections. Toutefois, c'est lorsqu'on n'a rien à pratiquer que l'on pratique «en parfaite harmonie avec le Dharma ».

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Première lettre

J'ai toujours admiré les anciens sages, et longuement cultivé toutes les pratiques. J'ai toujours estimé les Terres Pures [des Buddhas], et recherché les enseigne­ments qui nous sont parvenus comme un homme assoiffé [recherche de l'eau]. Ceux qui ont réussi à rencontrer Sakya[muni] et à obtenir la Voie suprême sont des millions, et innombrables sont ceux qui ont obtenu les quatre fruits. [Jusqu'ici] je pensais vrai­ment que les mansions célestes étaient d'autres pays et que les enfers existaient quelque part ; j'étais persuadé qu'en obtenant le Dao et ses fruits, on changeait de forme physique. Je déroulais les sutras pour y chercher des bénédictions. Dans la plus grande confusion, je tournais en rond, entraîné par mon esprit et créant du karma.

Ainsi passai-je plusieurs années, sans m'accorder le moindre repos. Enfin, je parvins à reprendre contact avec la paix profonde et soumettre les objets à l'esprit-souverain. Mais j'étais cultivé pendant trop longtemps des pensées fausses, et, emporté par mes émotions, je percevais des caractères spécifiques. Quant aux transformations qui se produisaient, j'avais le désir de les résoudre.

Finalement je saisis la nature-de-Dharma et pratiquais à peu près l'Ainsité. Pour la première fois je réalisai que dans le carré d'un pouce il n'est rien qui ne se trouve. La perle claire [de l'esprit] pénètre les destinées les plus obscures. Du haut jusqu'en bas, des Bouddhas aux insectes, il n'est rien qui ne soit synonyme de pensées fausses, produites par l'esprit de spéculation. C'est pourquoi j'ai mis par écrit mes pensées les plus secrètes. Pour l'instant, j'exposerai les " Stances sur les expédients pour accéder à la Voie ", comme préceptes pour ceux qui ont des affinités pour ce type d'éveil. Si vous avez le temps, lisez-les :

« Grâce au dhyana assis, vous finirez à coup sûr par voir votre nature originelle.

Même si vous fusionnez et purifiez votre esprit,

La pensée qui surgit, en l'espace d'un instant, vous entraîne dans la transmigration.

Dans cet état, la mémoire ne fait que produire une vie dépravée.

Même si vous recherchez le Dharma et spécu­lez [sur l'esprit], vous ne pouvez échapper au karma.

De plus en plus souillé par la transmigration, l'esprit a du mal à atteindre l'ultime.

Le Sage, en entendant les huit mots, s'éveilla soudain au principe.

Il réalisa pour la première fois que ses six années de pratiques ascétiques avaient été vaines.

Le monde entier est rempli de créatures démoniaques.

Qui crient en vain et se lancent dans des discussions absurdes.

Avec de fausses explications, ils prêchent les êtres.

Ils discutent de remèdes, et s'avèrent inca­pables de guérir une seule maladie.

Tout est calme, foncièrement exempt de vision de caractères spécifiques.

Comment le bien et le mal, le vrai et le faux, existeraient-ils?

La naissance elle-même est non-naissance, l'extinction elle-même est non-extinction.

Le mouvement est non-mouvement, la concentration non-concentration.

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Deuxième lettre

Les ombres naissent des formes, l'écho répond à la voix. Ceux qui jouent avec leur ombre jusqu'à épuiser leur corps, ne réalisent pas que ce corps est [la cause de] l'ombre. Ceux qui élèvent la voix pour faire cesser l'écho ne réalisent pas que leur voix est la source de l'écho. Rechercher le nirvana en éliminant les pas­sions est comme rechercher l'ombre en enlevant le corps. Chercher le Bouddha en rejetant les êtres est comme chercher l'écho en faisant taire la voix. Sachez donc que l'illusion et l'éveil ne sont qu'une seule Voie, et que la bêtise et la sagesse ne diffèrent en rien. Pour avoir donné des noms à ce qui était innommable, on a engendré l'être et le non-être. Pour avoir établi des principes dans ce qui était sans principe, on a vu fleurir les disputes. Les transformations illusoires n'étant pas vraies, qui aurait tort ou raison ? L'erreur étant irréelle, qu'est-ce qui existe ou n'existe pas ? »

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traduction B. Faure

Vu sur Sâdhana

jeudi 19 juin 2008

L'humour au coeur du je

L’humour est partie intégrante de la vie spirituelle. Si celle-ci se fait pesante, c’est le signe que quelque chose ne va pas. Notez que, même en termes physiques, plus on s’approche du centre de la Terre, moins il y a de " gravité ". Pourquoi n’en irait-il pas de même avec ce centre de l’Univers qui se trouve là, en nous.

Douglas Harding

mercredi 18 juin 2008

Le Hsin Sin Ming

L’inscrit sur l'Esprit en la Confiance sereine


La Parfaite Voie ne connaît nulle difficulté
Sinon qu’elle se refuse à tout attachement.
Ce n’est qu’une fois libérée de la haine et de l’amour
Qu’elle se révèle pleinement et sans masque.

Une différence d’un dixième de pouce d'avec elle
Et le ciel et la terre se trouvent séparés.
Si vous voulez voir la Parfaite Voie manifestée,
Ne concevez aucune pensée ni pour ni contre quoi que ce soit.
Opposer ce que vous aimez à ce que vous n’aimez pas
Voilà la maladie de l’esprit.

Lorsque le sens profond (de la Voie) n’est pas compris
La paix de l’esprit est troublée et rien n’est gagné.
La Voie est parfaite comme le vaste espace,
Rien n’y manque, rien n’y est superflu.


C’est parce que l’on fait un choix
Que sa vérité absolue se trouve perdue de vue.
Ne poursuivez pas les complications extérieures,
Ne vous attardez pas dans le vide intérieur.


Lorsque l'esprit reste serein dans l'unité des choses
Le dualisme s’évanouit de lui-même.
Et quand l’unité des choses
N’est pas comprise jusqu’au fond,
De deux façons la perte est supposée.


Le déni de la Réalité peut conduire à son absolue négation,
Alors que le fait de soutenir le Vide
Peut résulter en une contradiction avec soi-même.


Phraséologie, jeux de l’intellect, plus nous nous y adonnons
Et plus loin nous nous égarons.
Eloignons nous donc de la phraséologie
Et des jeux de l’intellect.


Il n’est nulle place où
Nous ne puissions librement passer;
Lorsque nous remontons à la racine
Nous obtenons le Sens.
Lorsque nous poursuivons les objets extérieurs
Nous perdons la raison.


Au moment où nous sommes Illuminés en nous-mêmes
Nous dépassons le vide du monde qui s’oppose à nous.
Les transformations qui se déroulent dans le monde vide
Qui se trouve devant nous semblent toutes réelles
A cause de l’Ignorance.


N’essayez pas de chercher la Vérité,
Cessez simplement de vous attacher à des opinions.
Ne vous attardez pas dans le dualisme,
Evitez avec soin de le poursuivre.
Aussitôt que vous pensez en bien et en mal
La confusion s’ensuit et l’esprit est perdu.


Dans l’unité du Vide, les deux sont un
Et chacun des deux contient en soi
Toutes les dix mille choses.
Lorsque nulle discrimination n’est faite entre ceci et cela,
Comment une vision partiale et préconçue peut-elle surgir?


La grande Voie est calme et large d’esprit,
Rien n’est facile, rien n’est dur.
Les petites opinions sont irrésolues,
Plus elles sont hâtivement adoptées
Et plus tard elles disparaissent.

L’attachement passionnel ne reste
Jamais dans de justes limites,
Il est sûr de se lancer dans la fausse voie.
Lâchez prise, laissez les choses comme elles sont
Leur essence ne part et ne subsiste pas.


Obéissez à la nature des choses
Et vous êtes en accord avec la Voie,
Calme, détendu, exempt de tout ennui.


Mais quand vos pensées sont liées,
Vous vous détournez de la Vérité;
Elles deviennent plus lourdes,
Plus sombres et cessent d’être saines.
Et lorsqu’elles ne sont pas saines, l’âme est troublée.


Quel avantage y a-t-il à avoir l’esprit partial et préconçu?
Si vous désirez parcourir le chemin du Grand Véhicule,
N’ayez aucun préjugé contre les six objets des sens.
Lorsque vous n’aurez plus de préjugés
Contre les six objets des sens,
Vous vous identifierez à votre tour avec l’Illumination.


Les sages sont non-agissants,
Alors que les ignorants s’enchaînent eux-mêmes.
Tandis que dans le Dharma lui-même
Il n’y a nulle individualisation (ou ego).

Ils s’attachent par ignorance aux objets particuliers,
Car ce sont leurs propres esprits qui créent les illusions.
N’est-ce pas là la plus grande des contradictions ?


L’ignorance suscite le dualisme du repos et du non-repos,
Ainsi, ceux qui sont Illuminés n’ont ni attachement ni répulsion.
Toutes les formes du dualisme,
C’est l’esprit lui-même qui les invente par ignorance.
Elles sont comme des visions et des fleurs dans les airs.


Pourquoi nous mettrions-nous dans le trouble
En essayant de les saisir ?
Gain et perte, justice et injustice,
Qu’ils disparaissent une fois pour toutes !


Si un oeil ne tombe jamais endormi
Tous les rêves cesseront d’eux-mêmes:
Si l’esprit conserve son unité.
Les dix milles choses sont d’une seule et même essence.


Lorsque le profond mystère de cette essence est sondé
D’un seul coup, nous oublions les complications extérieures.
Lorsque les dix mille choses
Sont envisagées dans leur unité,
Nous retournons à l’origine de ce que nous sommes.


L’ultime but des choses,
Là où elles ne peuvent pas aller plus loin,
N’est pas limité par les règles et les mesures.
L’esprit en harmonie avec la Voie
Est le principe d’identité.
Dans un état de quiétude.


Les irrésolutions sont complètement chassées
Et la juste confiance est restaurée dans sa droiture originelle.
Rien n’est retenu maintenant,
Il n’est plus rien dont on doive se souvenir,
Tout est vide, limpide
Et porte en soi un principe d’Illumination.


Il n’y a pas de tâche, pas d’effort,
Ni de gaspillage d’énergie.
Voici où la pensée ne parvient jamais,
Voici où l’imagination ne parvient pas à évoluer.
Dans le plus haut royaume de l’Essence Vraie,


Il n’y a ni Autre ni Soi.
Lorsqu’on réclame une identification directe,
Nous ne pouvons que dire " pas deux ".
Et n’étant pas deux, tout est le même
Et tout ce qui est s’y trouve compris,
Dans les dix quartiers de la terre.


Tous les sages entrent dans cette confiance absolue.
Cette confiance absolue est au-delà du temps et de l’espace
Un instant y est dix mille années,
Peu importe comment les choses sont conditionnées
Que ce ne soit pas " être " ou " ne pas être ",
Tout cela est manifeste partout devant vous.


L’infiniment petit est aussi vaste que peut être l’immensité
Lorsque les conditions extérieures sont oubliées:
L’infiniment grand est aussi petit
Que l’infiniment petit peut l’être.


Lorsque les limites objectives sont reléguées hors de la vue,
Ce qui est, est la même chose que ce qui n’est pas,
Ce qui n’est pas est la même chose que ce qui est.
Lorsque cet état de choses manque de se produire,
Ne vous attardez surtout pas.


Un en Tout - Tout en Un !
Si seulement cela est réalisé,
Ne vous tourmentez plus alors sur votre imperfection.
L’esprit confiant n’est pas divisé
Et indivisé est l’esprit confiant.


C’est là que les mots sont impuissants,
Car, cela n’est ni du passé, ni du futur ni du présent.
Ainsi, nous ne pouvons pas dire " pas de Dualité ".


Sengtsan (maître Tch’an) mort vers 606.

Vu sur Sâdhana

La méditation par Krishnamurti (3)


La méditation ne consiste pas à suivre un système; ce n'est pas une constante répétition ou imitation; ce n'est pas une concentration. Une des méthodes favorites de certaines personnes qui enseignent la méditation est d'insister auprès de leurs élèves sur la nécessité de se concentrer, c'est-à-dire de fixer leur esprit sur une pensée et d'expulser toutes les autres. C'est la chose la plus stupide, la plus nocive que puisse faire n'importe quel écolier, lorsqu'on l'y oblige. Cela veut dire que pendant tout ce temps on est le lieu d'un combat entre la volonté insistante de se concentrer et l'esprit qui vagabonde, tandis qu'il faudrait être attentif à tous les mouvements de la pensée, partout où elle va. Lorsque votre esprit erre à l'aventure, c'est que vous êtes intéressé par autre chose que ce que vous faites.

Jiddu Krishnamurti, Se libérer du connu

mardi 17 juin 2008

La méditation par Krishnamurti (2)


La méditation consiste à être conscient de chaque pensée, de chaque sentiment; à ne jamais les juger en bien ou en mal, mais à les observer et à se mouvoir avec eux. En cet état d'observation, on commence à comprendre tout le mouvement du penser et du sentir. De cette lucidité naît le silence.

Jiddu Krishnamurti, Se libérer du connu

Etre conscient de son ordinateur

Quelques informations que j'ai découvertes sur le site www.mescoursespourlaplanete.com qui fait réfléchir sur les ordinateurs que l'on achète :

Un ordinateur voyage :

85 % de la production mondiale informatique est confiée à des sous-traitants majoritairement asiatiques. A chaque pays sa spécialité : en Thaïlande, les disques durs, aux Philippines, les circuits imprimés et, dans la région de Canton en Chine, les cartes, les prises, les câbles. (Ordinateurs portables, les esclaves derrière le disque, Que Choisir ,17 avril 2007) L’assemblage n’est pas forcément réalisé en Asie mais peut avoir lieu en Europe de l’Est. Une fois assemblés, les ordinateurs partent aux Pays-Bas d’où ils sont redistribués dans les pays européens. La majorité des transports de cette valse électronique internationale s’effectue en avion, occasionnant de fortes émissions de gaz à effet de serre.

Un impact sur l'environnement non négligeable :

La fabrication a aussi une lourde empreinte écologique : Le rapport "Ordinateurs et environnement" a montré que la production d’un ordinateur de 24 kilos avec son écran 17 pouces nécessite 1,8 tonne de matériaux dont 240 kg d’énergie fossile, 22 kg de produits chimiques et 1 500 litres d’eau.

Si on ouvre le capot de cet ordinateur, on y trouvera nombre de substances toxiques : 7 kg de plastique, 2 à 4 kg de plomb, 1,5 kg de cuivre, 50 g d’arsenic, … Mais aussi retardateurs de flamme bromés, présents sur les circuits imprimés, les câbles et les boîtiers plastique, cadmium dans les écrans et les batteries, mercure dans les batteries (l’informatique représente un quart de la consommation mondiale de mercure), plomb du verre des écrans…

L’ADEME a réalisé le Bilan Carbone d’un ordinateur de bureau : pour un écran à tube cathodique, le facteur d’émission de 185 kg équivalent carbone ; pour un ordinateur à écran plat, ce facteur d’émission s’élève à 350 kg équivalent carbone.

L'éthique chez les fabricants :

L’impact social n’est guère plus reluisant : les organisations de consommateurs européennes ont enquêté sur les conditions de fabrication de 8 marques d’ordinateurs portables (Acer, Apple, Dell, Fujitsu Siemens, Hewlett Packard, Packard Bell, Sony et Toshiba). Cette enquête les a conduits en Chine, en Thaïlande et aux Philippines où des usines produisent les pièces qui après assemblage composent l’ordinateur portable. Les organisations consuméristes ont jugé les marques sur leur transparence, leur politique sociale, leur politique environnementale et les pratiques sociales observées sur le terrain avec l’aide d’ONG partenaires des associations consuméristes. Bilan : salaires inférieurs au salaire minimum local, des semaines de travail de 80 heures, des repas supprimés en cas de grève, des produits toxiques manipulés sans précautions … Quand des protections sont prévues, les ouvriers ne les portent pas pour pouvoir tenir les cadences, comme cela semblait être le cas dans une usine thaïlandaise, objet de l’enquête. Des usines produisant des pièces pour Dell et Acer employaient même des adolescents de moins de 16 ans. Même si HP apparaît un peu moins mal loti que ses concurrents étudiés dans l’enquête, les marques de micro-informatique ont encore du chemin à parcourir pour faire de l’ordinateur un produit éthique.

Cliquez ici pour en savoir plus !

Visite d'Ecover


Ce lundi, j'ai pu visiter avec la Jeune Chambre Economique l'usine de produits de nettoyage 100% biodégradables Ecover. Elle est située dans le parc paysager d'activités de Landacres près de Boulogne sur Mer, qui répond au cahier des charges ISO 14001, c'est le premier parc d'activité en France qui intègre ce cahier des charges aux exigences environnementales élevées. Au delà d'une démarche écologique très poussée, aussi bien au niveau paysager qu'au niveau du processus de fabrication et de gestion des déchets, son directeur défend un management basé sur la responsabilité et la participation de tous ses collaborateurs. Recrutant sur un savoir être et une envie de faire avancer l'entreprise davantage que sur des savoir faire, j'ai découvert une entreprise humaine pleine de bon sens.



Tous les produits sont d'origines naturelles, biodégradables et recyclables.

lundi 16 juin 2008

Une étincelle



Tout incendie
Commence par une étincelle
Celui qui brûle
Comme celui qui irradie
Celui qui nous éveille
Comme celui qui nous détruit
……
Veille à tes pensées
Elles éclairent
Comme elles obscurcissent le monde
……
Chaque matin
Cherche l’étincelle, l’éclair,
Qui allume en toi le jour…
Nous ne sommes pas nés seulement pour voir les choses
Mais pour voir le jour dans lequel nous apparaissent les choses
Beaucoup meurent sans avoir jamais « vu le jour »

Jean-Yves Leloup

Une définition de la patience



La patience est l'aptitude de quelqu'un à se maîtriser face à une attente, à rester calme dans une situation de tension ou face à des difficultés, ou encore la qualité de persévérance.

La patience est, à travers le monde et les croyances, une qualité essentielle requise pour celui qui aspire à la sagesse. Comme la méditation, la patience s'acquiert et s'exerce ; elle demande un effort de concentration et de maîtrise de soi qui est opposé en général à l'agitation naturelle, à l'impatience innée. Si la patience quotidienne est parfois « récompensée » par un bien – par exemple l'attente sage du petit enfant auquel on offre un cadeau en récompense – la patience religieuse est une clé pour l'aboutissement de soi et n'a pas exactement la même valeur morale. Le sens commun de la patience correspond à une réalité qui est à distinguer de la patience spirituelle, élément essentiel de nombres de croyances.

Mais dans tous les cas, la patience s'oppose à la méditation par son lien à l'attente. On peut faire preuve de patience en réponse à un désir, dans l'espérance d'obtenir finalement ce dont l'accès immédiat est impossible ou dangereux. La méditation procède à l'inverse d'un abandon de toute attente, le but à atteindre étant précisement celui d'un calme intérieur où l'attente, le désir, l'agitation, bref le futur et la projection personnelle sont oubliés. La patience est suscitée, volontairement ou non, et elle s'exerce de façon consciente comme une réponse à un désir. À ce titre, les religions s'entendent sur le point que l'homme n'est pas « patient face à sa mort certaine », car la vie est sacrée pour le croyant et la patience est l'œuvre d'une existence vertueuse entière. Cependant, certaines sectes ont développé une croyance inverse et une vision morbide de la patience comme élément de la sagesse, tel l' Ordre du Temple Solaire.

L'idée que se fait l'homme de la patience a varié de façon notable au cours des siècles, en suivant les changements sociologiques majeurs. Patiences du chasseur nomade, du moine copiste, du chevalier errant et de l'actionnaire en bourse ne sont pas tout à fait les mêmes : elles diffèrent non seulement dans le but vers lequel tous ces hommes tendent, mais aussi dans leur manière de s'exprimer. Elle est passée successivement du statut conscient de nécessité à celui de vertu, puis à celui de qualité. La patience décrite par Saint-Augustin, force de l'âme face aux maux nés de la passion, a laissé place dans les sociétés occidentalisées à une patience plus pragmatique, force d'inertie réactionnaire dans un système où la vitesse, le changement et l'adaptativité personnelle sont des réalités quotidiennes. La façon dont la patience, dans sa substance, s'adapte à celui qui en fait preuve tend à montrer que, comme nombre de qualités de l'âme, la patience est spirituelle par décret : elle reste facilement corruptible selon le but fixé par celui qui l'exerce, et c'est pourquoi elle est tout à la fois une épreuve et une voie d'accès à la sagesse depuis des siècles, jamais un but en soi.

Lévinas a analysé le rapport entre l'attente et la patience de façon originale, en considérant que ce qui distingue l'impatience de la patience, c'est non pas la préférence pour le présent, mais l'absence de but futur conscient. Là où l'un s'emporte et voudrait que le temps soit plus court, l'autre fait preuve de patience et se décide au contraire à attendre sans rien désirer en retour : il subit l'attente. La patience de Lévinas est une patience qui attend, mais dont l'attente n'est portée par aucune volonté, qui est contingente. C'est une forme d'ouverture sur l'inattendu, ce que Lévinas désigne par la formule de « responsabilité pour autrui. » Ce renversement du concept s'intègre bien dans les spiritualités orientales, notamment.

Citations

La patience est la plus grande des prières. — Bouddha
La patience vient mieux à bout des entreprises que la force. — Plutarque
Le bon Dieu est avec les patients.- Arabe
Patience est un arbre; amères sont les racines mais les fruits sont très doux. Au bout de la patience, il y'a le ciel... - Proverbe saharien
La patience est mère de toutes les vertus
Patience est mère de sagesse

Source : Wikipédia

dimanche 15 juin 2008

samedi 14 juin 2008

Libre comme l'air

Quelques photos que j'ai prises il y quelques années au Col de la Forclaz au dessus du lac d'Annecy, les pieds sur terre, les yeux vers le ciel...impressions de liberté.

vendredi 13 juin 2008

Eloge de l'humilité, une patiente aventure

L'humilité tout d'abord semblait cousine de ces vertus d'effacement et de mesure qui nous épargnent d'imposer aux autres, qu'ils en veuillent ou non, notre présence, notre regard, notre conviction, notre jugement, et d'envahir leur espace comme par droit de conquête : la modestie, la retenue, la réserve, la pudeur, la décence, la discrétion. Cependant, si précieuses soient-elle, celles-ci mettent en jeu des limites qu'il s'agit de ne pas franchir, des distances qu'il s'agit de ne pas abolir pour qu'autrui soit et respire, reste libre et mobile. Ce sont vertus de belle socialité, et leur objet, d'abord négatif, est d'empêcher tout débordement où la mise en avant de notre être ferait de l'autre, même au nom de son prétendu bien, notre chose ou notre jouet. L'humilité, quant à elle, commence à l'intérieur, dans le secret et dans la nuit, où elle ne cesse de mûrir comme la grappe d'une aurore qui sera. Elle ne nous demande rien d'autre, dit saint Augustin, que de nous connaître en vérité : ni plus, ni moins. Se connaître n'est pas se comparer : que m'apprend de me trouver pire ou meilleur qu'un autre que je connais moins encore que moi ? Et en quoi se déprécier serait-il plus pur que se vanter ? Ce ne sont que les marées hautes et basses du narcissisme, et il y a aussi des fanfarons de l'indigne. Cette descente dans l'abîme que nous sommes veut une lumière, celle de Dieu, plus forte que notre conscience, et un but, celui d'œuvrer enfin, plus riche que nos jugements, bons ou mauvais, sur nous.

Cette courageuse plongée en notre intime labyrinthe n'a pas pour fin de nous y perdre ni de nous y enfermer mais de nous désabuser et de nous détromper de nous-même, afin que de cet abîme suffoquant nous ressortions libres et nus. Nus, car nous savons désormais que rien de misérable ne nous est tout à fait étranger. Libres, car nous savons désormais qu'il n'y a ni force, ni talent, ni vertu dont nous soyons propriétaires, et dont nous puissions nous faire fort, par nous-même, à jamais, mais que tout nous viendra de ce à quoi nous nous vouons, et seulement aussi longtemps que nous nous y vouerons. C'est alors que commencent la marche à l'air libre et les choses vraiment sérieuses. Seul un voyageur sans bagage peut les entreprendre, car seul celui qui se sait pauvre peut oser appeler et oser recevoir, et seul celui qui se sait faible, ne possédant pas de force, en invente et en trouve, fût-ce pour en donner. Je n'ai plus dès lors à me demander si je suis assez courageux, assez patient, assez intelligent pour telle tâche ou telle action, mais seulement si cette tâche est nécessaire et cette action requise.

L'humble est celui qui a confiance, qu'il recevra de quoi manger en chemin, si ce chemin est vraiment le sien, au lieu de préparer toute sa vie des provisions pour un voyage qu'il ne fera jamais. Il n'a pas cartographié son abîme, il lui a suffi de savoir que ce n'était pas en lui, mais dans la bruissante rumeur du monde, qu'il trouverait réponse à ses questions. Et sa boussole (car il en a une) est que la force de son amour ne vient pas de lui, mais de ce qu'il aime. C'est pourquoi elle ne saurait manquer.

Toujours itinérante, cette amoureuse humilité envoie à toutes les grandeurs de l'humain. Elle est ce sel que nous ne consommons pas tout seul, mais sans lequel rien n'aurait de goût. Un courage sans humilité n'est que folle témérité, une intelligence sans humilité n'est que sotte outrecuidance, une autorité sans humilité n'est que tyrannie capricieuse... Et, comme le sel, c'est elle qui conserve le reste. Mais, comme le sel encore, qui vient sur nos marais, il lui faut la longue patience de la sédimentation, de l'évaporation, de la récolte.

Jean-Louis CHRETIEN, philosophe.

La réponse d'Amma à la tragédie du tsunami

Voici un reportage qui m'a bouleversé sur le travail d'Amma et des personnes qui l'entourent après le tsunami de 2006 qui a aussi touché son ashram. La vidéo en français sous-titré en anglais dure environ 53 mn.

jeudi 12 juin 2008

Sur les mots dit

Le mot que tu retiens entre tes lèvres est ton esclave. Celui que tu prononces est ton maître.

Proverbe arabe

Une éthique du bonheur et de la bonté

Compte-rendu du livre de Sa Sainteté le Dalaï-Lama, Sagesse ancienne, monde moderne, Fayard, par Sofia Stril-Rever.

Vu sur http://www.buddhaline.net

L’éthique nous relie à notre bonté fondamentale
Les enseignements du Bouddha visent à nous délivrer de la souffrance et, même dans leurs versions spéculatives les plus complexes, ils ne se séparent pas de cet objectif.
Le bouddhisme peut certes être défini comme une science de l’esprit, mais il faut entendre par là qu’il a élaboré une connaissance approfondie des mécanismes et du fonctionnement de l’esprit afin précisément de nous donner les moyens de transformer notre esprit. Il est important de transformer l’esprit pour en éliminer les facteurs mentaux négatifs et destructeurs. Car, sous l’emprise de pensées négatives, nos perceptions sont forcément erronées. Le monde autour de nous, qui nous paraît bon ou mauvais, est un reflet de notre propre esprit. Si nous savons regarder les êtres et les phénomènes sans projeter sur eux des notions déformées par nos pulsions égocentriques, ils nous apparaîtront naturellement parfaits. Lors de la nuit de l’Eveil, lorsque le Bouddha conçut clairement l’enchaînement des causes et des conditions qui sont à l’origine de la vie dans le cycle des existences, il réalisa la pureté profonde du samsara, son indifférenciation d’avec le nirvana. Et la bonté authentique de l’être humain est la nature de bouddha présente en chacun de nous.
Dans ses enseignements sur l’éthique, Sa Sainteté le Dalaï-Lama nous relie à notre bonté fondamentale. Il ne développe pas, à propos de l’éthique, un discours moralisateur et abstrait, mais ancre au contraire son propos dans la question du bonheur. Et le premier chapitre de son livre consacré à L’Ethique pour le nouveau millénaire est intitulé Société moderne et quête de bonheur. Au fil des pages, le Dalaï-Lama s’efforce de répondre à cette question : « S’il est si simple d’être heureux, pourquoi avons-nous tant de mal à l’être ? »1 Sa Sainteté le quatorzième Dalaï-Lama, Sagesse ancienne, monde moderne, Ethique pour le nouveau millénaire, Paris, Fayard, 1999, p. 275
« Le désir d’être heureux et de ne pas souffrir, remarque Sa Sainteté, ne connaît pas de frontières. Il est inscrit dans notre nature et, à ce titre se passe de justification. Que nous aspirions au bonheur est un simple fait. » op. cit. p. 17 Pourtant, l’aspiration au bonheur ne génère pas une logique du bonheur. Il ne suffit pas de souhaiter être heureux pour l’être ou le devenir. Dans les pays économiquement développés, où l’aspiration au bonheur peut se satisfaire de conditions de vie particulièrement enviables, force est de constater le poids de souffrances morales qui prennent les formes de l’angoisse, du mécontentement et de la frustration, de l’incertitude, du doute ou de la dépression. Le Dalaï-Lama avoue avoir été surpris de cette réalité : « Je n’avais jamais pensé que la richesse matérielle suffisait à vaincre la souffrance ; mais lorsque, du Tibet, pays à cet égard très défavorisé jadis comme aujourd’hui, j’observais le monde développé, j’avoue que je la croyais plus apte à y apporter remède. Je m’imaginais qu’avec l’allègement de la souffrance physique dont bénéficient l’ensemble des habitants des pays industriellement développés, le bonheur devait être pour eux beaucoup plus facile à atteindre que pour ceux qui vivent dans des conditions pénibles. » op. cit. p. 19
Il ne s’agit certes pas d’idéaliser le passé ou les sociétés traditionnelles. Ni le progrès économique, ni la science ou la technologie ne sont incriminés. Le mal n’est pas non plus classifié sociologiquement ou culturellement : « La souffrance psychologique et affective si répandue en Occident reflète plus vraisemblablement une disposition humaine sous-jacente qu’un défaut culturel. Cette souffrance intérieure se manifeste hors de l’Occident, dans certaines régions du sud-est asiatique... » op. cit. p.22
« Ce que je propose est une révolution spirituelle »
Et le Dalaï-Lama pointe vers la cause de ce mal-être qu’il définit comme « le manque de soins apportés à notre dimension intérieure ». op. cit. p. 30 Il s’explique : « Qu’ils nous viennent du dehors, comme les guerres, la violence et le crime, ou qu’ils se manifestent au-dedans de nous sous forme de souffrance psychologique et affective, nos problèmes resteront sans solution aussi longtemps que nous continuerons d’ignorer notre dimension intérieure. C’est cette ignorance qui explique qu’aucun des grands idéaux mis en œuvre depuis plus de cent ans - démocratie, libéralisme, socialisme - n’ait réussi à apporter les avantages universels qu’ils étaient censés procurer. A n’en pas douter, une révolution s’impose. Mais pas une révolution politique, économique ou même technique. Ce siècle en a connu assez pour que nous sachions désormais qu’une approche purement extérieure ne saurait suffire. Ce que je propose est une révolution spirituelle. » op. cit. p. 31
Avec l’ignorance identifiée comme la cause première de nos souffrances modernes, nous restons dans le droit fil de l’enseignement des Quatre Nobles Vérités. Vingt-cinq siècles après le premier sermon prononcé à Sarnath par le Bouddha, l’antidote prônée pour combattre notre souffrance-ignorance est l’éthique, shila, la deuxième des paramitas. L’éthique est la Voie hors de la souffrance que le Dalaï-Lama envisage pour le nouveau millénaire. Et il comprend la révolution spirituelle à laquelle il nous engage comme une révolution éthique.
Ethique et spiritualité se rejoignent car la spiritualité est définie par Sa Sainteté comme la transformation de notre esprit. Une transformation qui dissout les pensées négatives en les remplaçant par une attitude empreinte de bonté et de compassion, en un mot d’éthique. En ce sens, l’éthique est au fondement même de l’altruisme : « Il s’agit d’une réorientation radicale, loin de nos préoccupations égoïstes habituelles au profit de la communauté qui est la nôtre, d’une conduite qui prenne en compte en même temps que les nôtres, les intérêts d’autrui. » op. cit. p. 39
La spiritualité ainsi entendue dans un rapport essentiel à l’éthique, n’a pas partie liée avec une religion particulière, ni même avec la religion tout court. Cette spiritualité pour tous dépasse les clivages de la croyance ou de la non-croyance. Elle ne concerne pas exclusivement ceux qui croient en une religion, de sorte qu’on peut parler à cette égard de spiritualité laïque : « La révolution spirituelle que je préconise n’est pas une révolution religieuse... J’en suis arrivé à la conclusion qu’il n’importait guère qu’un être soit croyant ou non : il est plus important qu’il soit bon. » op. cit. p. 38
La révolution spirituelle qui ne naît pas de conditions extérieures, telles que le développement économique ou le progrès scientifique et technologique, prend naissance à l’intérieur de nous, dans un désir profond de nous transformer pour devenir un meilleur être humain. Il s’agit d’une prise de conscience radicale qui fait de nous les artisans de notre bonheur et, de ce fait, les artisans du bonheur universel. Car le Dalaï-Lama nous engage à considérer que la souffrance de l’un est aussi la souffrance de l’autre, tout comme le chemin du bonheur de l’un passe par le bonheur de tous. Cette réciprocité fondamentale a un nom dans le bouddhisme, c’est « l’interdépendance », dite aussi « la vacuité » de toutes choses qui, en termes d’éthique, se traduit par responsabilité et bonheur.
Il n’y a pas de limite à nos actes dans la dimension
d’une réciprocité universelle
Dans le chapitre Origine dépendante et nature de la réalité, le Dalaï-Lama invite le lecteur à s’interroger sur la réalité de la réalité. L’identité du pot de terre est-elle déterminée par sa forme, ou sa fonction, ou l’eau et l’argile qui le composent ? La simplicité du pot n’est qu’apparente, son identité ne repose que sur un réseau complexe de causes et de conditions qui en font un objet émergent ou contingent, n’existant pas en soi, mais de façon dépendante.
De même la perception est un événement cognitif lié à l’interaction de différents facteurs, une construction née d’un spectre de causes et de conditions s’influençant mutuellement : organe sensoriel, objet perceptible, faculté de perception et de désignation interviennent pour rendre possible l’acte perceptif. La dépendance réside dans le rapport entre ce qui est perçu et celui qui perçoit. L’œil qui voit et l’objet vu existent en relation. Leur vacuité essentielle est leur absence d’existence indépendante ou d’identité intrinsèque séparée. Cette compréhension du monde phénoménal nous conduit à une représentation des choses et des événements comme étroitement reliés entre eux.
Traduite sur le plan éthique, l’interdépendance s’entend comme la responsabilité élargie. Il n’y a plus de limite à nos actes dans la dimension d’une réciprocité universelle où l’individu situe son intérêt personnel dans le contexte de celui d’autrui : « Du fait de l’interrelation fondamentale qui règne au cœur de la réalité, votre intérêt est également le mien. Ainsi mon bonheur est en bonne partie dépendant du vôtre. En profondeur, nos intérêts convergent. » op. cit. p. 63 Ainsi l’éthique se trouve-t-elle fondée en sagesse, sur la compréhension juste de la réalité. L’éthique est indispensable car elle seule nous offre « le moyen de s’assurer que ce que nous faisons ne nuit pas à autrui. » op. cit. p. 81 Et comme nous sommes heureux à proportion du bonheur que nous donnons à autrui, l’éthique est l’antidote à notre souffrance. Elle nous apporte « la félicité authentique qui dépend de la mise en pratique des qualités spirituelles que sont l’amour et la compassion, la patience, la tolérance, le pardon ou l’humilité, car ce sont elles qui font notre bonheur aussi bien que celui des autres. » ibid.
Un comportement éthique nous permet d’être en adéquation à la fois avec notre bonté fondamentale et avec la vraie nature des choses et des êtres. Ces thèmes que Sa Sainteté développa dans Sagesse ancienne, monde moderne, sont aussi ceux qu’il présente lors de conférences publiques, telles que celle donnée à Paris, au stade Charléty le 26 septembre 2000, devant plus de six mille personnes. Dans ce lieu culte du football, aménagé pour l’occasion avec au centre une tente où prirent place le Dalaï-Lama et son traducteur, Matthieu Ricard, à ciel ouvert parcouru de vols d’oiseaux, de nuages et pour finir de filaments d’éclairs, des mots d’une sagesse de toujours résonnèrent en décalage par rapport à l’environnement qui appelle d’autres manifestations. Mais ces mots étaient à l’unisson de notre aspiration fondamentale au bonheur et au bien qui transcende l’espace et le temps. Pour finir, c’est la prière de Shantideva qui exprimera certainement au mieux le cœur de l’enseignement de Sa Sainteté :
Puissé-je devenir en tout temps, maintenant et à jamais,
Un protecteur pour ceux qui sont sans protection,
Un guide pour ceux qui ont perdu leur route,
Une barque pour ceux qui ont des océans à traverser,
Un pont pour ceux qui ont des rivières à franchir,
Un asile pour ceux qui sont en danger,
Une lampe pour ceux qui n’ont pas de lumière,
Un refuge pour les sans-abris,
Et un serviteur pour tous ceux qui sont dans le besoin.

mardi 10 juin 2008

Le Ginkgo Biloba


Le Ginkgo biloba ou « Arbre aux quarante écus » ou « arbre aux mille écus » (银杏 yínxìng en chinois, maidenhair tree en anglais) est la seule espèce actuelle de la famille des Ginkgoaceae. Mieux, il est la seule espèce survivante de la division des Ginkgophyta. On en connaît sept autres espèces maintenant fossiles et le Ginkgo est souvent qualifié de « fossile vivant ». L'espèce est la plus ancienne espèce d'arbre connue puisqu'il serait apparu il y a plus de 270 Ma. Il est donc apparu avant les dinosaures et a survécu à tous les bouleversements climatiques de notre planète.

Par ailleurs, il s'agit du premier arbre à avoir repoussé dans la zone touchée par l'explosion de la bombe nucléaire à Hiroshima. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le ginkgo radiorésistant est le symbole même de la résistance et de la longévité.

Le Ginkgo est un arbre dioïque, c'est à dire que chaque arbre est soit mâle soit femelle. Sa reproduction très primitive est une étape entre la reproduction des fougères et conifères et celle des plantes à fleurs.

En effet, après avoir produit ses ovules, le ginkgo femelle reçoit du pollen que le ginkgo mâle produit en énorme quantité. Ce pollen arrive sur l'ovule, germe et est piégé par un liquide pollinique où il se transforme en deux spermatozoïdes qui nagent vers le gamète femelle, ce qui rappelle la fécondation archaïque de la fougère. La fécondation peut encore s'effectuer même si l'ovule est tombé à terre. Une fois cette fécondation effectuée, la jeune plante se développe sans passer par le stade de la graine au sens botanique du terme.

La différence essentielle avec les plantes à fleurs se fait essentiellement au niveau de la production de l'ovule. Chez les plantes à fleurs, l'ovule est très petit et grossit une fois la plante fécondée en accumulant des réserves de nourriture pour le futur bébé (la graine). Chez le ginkgo, l'ovule est déjà plein de réserves nutritives même si celui-ci n'est pas fécondé et dans ce cas, elles auront été produites en pure perte. Une autre caractéristique du ginkgo est que l'ovule une fois fécondé n'a pas le pouvoir d'hibernation d'une graine et doit germer sans attendre.

À ce titre, on peut comparer l'ovule du ginkgo à un œuf de poule qui ne donnera un poussin que si la poule a été fécondée par le coq mais qui, dans le cas contraire aura été produit en pure perte.

La seule autre plante à ovules est le cycas.

Le sexe d'un arbre est difficile à déterminer avant la production des organes de reproduction (ovules ou pollen). En effet, seules les femelles produisent des ovules (et donc des graines). La plupart des Ginkgo plantés en ville sont des mâles obtenus par bouturage pour être sûr qu'ils ne produiront pas de graines nauséabondes au milieu de l'hiver.

La plante arrive à maturité sexuelle entre 20 et 30 ans et sa durée de vie peut excéder 1 000 ans

La feuille de Ginkgo est le symbole de la ville de Tokyo au Japon.



Le Ginkgo biloba est également l'arbre fétiche de la ville de Weimar (Allemagne) dans laquelle Goethe résida.


La feuille de cet arbre, qui, de l’Orient,
Est confiée à mon jardin,
Offre un sens caché
Qui charme l’initié.

Est-ce un être vivant,
Qui s’est scindé en lui-même,
Sont-ils deux qui se choisissent,
Si bien qu’on les prend pour un seul ?

Pour répondre à ces questions,
Je crois avoir la vraie manière :
Ne sens-tu pas, à mes chants,
Que je suis à la fois un et double ?

Johann Wolfgang von Goethe, Le Divan oriental-occidental, Gingko biloba, (traduction de Henri Lichtenberger)

La méditation par Krishnamurti


La méditation est un des arts majeurs dans la vie, peut-être «l'art suprême», et on ne peut l'apprendre de personne: c'est sa beauté. Il n'a pas de technique, donc pas d’autorité. Lorsque vous apprenez à vous connaître, observez-vous, observez la façon dont vous marchez, dont vous mangez, ce que vous dites, les commérages, la haine, la jalousie —être conscients de tout cela en vous, sans option, fait partie de la méditation.

Jiddu Krishnamurti, Se libérer du connu

lundi 9 juin 2008

dimanche 8 juin 2008

La paresse de l'instant

"La souffrance inutile est le fait d'un esprit paresseux, il est beaucoup plus facile de souffrir inutilement que de se rappeler soi même."

"On ne perd rien de réel en sacrifiant tout pour le moment présent."

La pratique du rappel de soi, Robert Earl Burton.

Découvert sur le blog du Moine citadin

vendredi 6 juin 2008

Krishna Das


Je viens de recevoir l'album Pilgrim Heart de Krishna Das dont voici un extrait:

jeudi 5 juin 2008

Une humanité surprenante ?

On a demandé au Dalaï Lama : « Qu’est ce qui vous surprend le plus dans l’humanité ? »

Il a répondu : « Les hommes… Parce qu’ils perdent la santé pour accumuler de l’argent, ensuite ils perdent de l’argent pour recouvrer la santé.
Et à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent de telle façon qu’ils finissent par ne vivre ni le présent ni le futur.
Ils vivent comme s'ils n’allaient jamais mourir… et meurent comme s'ils n’avaient jamais vécu. »

Découvert sur le blog éveil impersonnel

Les OGM

Les OGM sont des organismes génétiquement modifiés fabriqués dans des espaces confinés que sont les laboratoires. Au contact de l'environnement naturel (extérieur,) il se produit une mise en relation biologique avec les organismes naturels. J'utiliserai une image qui vaut ce qu'elle vaut en les comparant à des virus.
Les pandémies sont provoqués par des organismes qui ont un parcours similaire aux OGM, des organismes qui se développent dans des endroits isolés sans allers-retours constants avec les autres espèces vivantes. Lorsqu'un contact à lieu, c'est le "coup de foudre": une relation de digestion sans précédent, sans anticipation possible, avec bien souvent un rejet qui s'exprime par un trouble de la santé plus ou moins sévère.
Au train où vont les choses la nature n'a pas fini de digérer...

Voici une vidéo où Pierre Rabhi nous parle avec son expérience à propos des OGM.


Signer la pétition pour une Europe sans OGM

Pour en savoir plus Voici un article bien fait sur les OGM

Pierre Rabhi nous parle de l'agriculture

Pierre Rabhi à développer l'agro-écologie. Voici son inteview dans l'émission terre à terre diffusé sur France culture en septembre 2007 publiée également sur le blog d'Acouphene.




mardi 3 juin 2008

lundi 2 juin 2008

Se recentrer

Lorsque tourmenté par des pensées divers, je suis confronté à la dualité, je fixe mon attention un instant afin de calmer mon esprit. Je choisis pour cela le moment et l’espace dans lequel je me place et écarte toute pensée portant sur le passé, le futur et l’ailleurs. Je ne ressasse plus mes pensées obsédantes qui surgissent comme des tics et apprécie pleinement ma conscience subtile et profonde du présent. Ma perception s’épanouit au contact d’une diversité riche rendue sensible par la relativisation de ma personne dans cette environnement digne. Mon corps parait léger, chaque élément à sa place, en harmonie parfaite avec les corps qui l’entourent. Le souffle se régularise, sans blocage et sans excès, l’apaisement devient total.

dimanche 1 juin 2008

Swami Muktananda

Les sages de toutes les écritures déclarent que le but de la vie est de s'éveiller. L'éveil ne se révèle pas par un exercice ou une pratique.
Vraiment,
vous n'avez rien à faire
pour être ce que vous êtes.
Ce que nous sommes dans le moment présent se révèle graduellement comme un fruit qui mûrit à condition de faire une place dans notre vie à l'intériorité.